12.03.2011
Tokyo, 19 heures après.
19 heures après le tremblement de Terre et la tragédie,
Je peux me rendre compte que Tokyo s'est plutôt éteinte.
Tout est plus calme.
C'est dur de croire que nous sommes un samedi à Ueno (un centre majeur de
Tokyo)
Un mardi aurait été plus électrisé.
Les Tokyoïtes ont fait leurs provisions. Ils craignent un
nouveau tremblement dans la faille, qui rejoint Saitama, juste à côté
de Tokyo. On pense presque logiquement que les répercussions ne peuvent qu'
être aussi forte que le premier séisme.
Les magasins sont vidés de leur denrées alimentaires principales.
Et le stock ne se renouvelle pas.
Les cafés sont parfois fermés, alors qu'ils font partie de leurs quotidien.
Même dans les restaurants et snacks, la musique s'est adoucie,
des paroles retenues, tout comme les rabatteurs, au devant des vitrines,
modèrent leurs incitations à la consommation.
Il y a parfois comme un parfum de continuîté, de bonne humeur parfois,
pour combler l'inconnu.
On dirait que Ce samedi est un jour de deuil, et que dimanche sera un jour
de reconnaissance,
pour mieux repartir lundi?
Même pas, car certains, tout en angoissant s'inquiétait d'être présentable
pour leur travail, leurs rendez-vous du lendemain.
On ne dort qu'à peine à Tokyo.
Même après avoir appris et ressenti profondément la catastrophe de Sendai.
On ne se permettait pas d'occulter les préoccupation du quotidien.
Tout simplement parce qu'à Tokyo, la complainte reste enfouie.
Accompagnés par les multiples secousses qui continuent,
les gens continuent à refaire les gestes qui les habitent.
Yanick Douet
13:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tokyo, tremblement de terre, 2011




